AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS’enregistrerConnexion
 

[Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mey Amapola
Serpy6
Serpy6


Sexe:FémininPoissonsCochon
Age : 13
Inscrit le : 12 Juin 2008
Messages : 24
Origine : Sang-Mélé - Anglo-Espagnol
Amour : La Musique
Age du perso : Seize ans

Données personnelles
Devise: Tu ne crois pas au diable, mais le diable croit en toi...
Amis: -
Ennemis: -

MessageSujet: [Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]   Mer 2 Juil - 16:45

Samedi, à 14 heures 30.


Le parc de Poudlard était recouvert de neige blanche et brillante. Le lac lui même avait à moitié gelée avec cette baisse de température entre novembre et décembre. Les arbres de la forêt Interdite avaient perdu toutes leurs feuilles et à présent ils étaient recouverts de givre et de neige. L'air était glacé mais se n'est pas pour autant que les élèves du château sortirent faire des batailles de neige sur les pelouses et le parc. A travers les nuages blanc/gris, passait les quelques rayons de soleil et de petits carrés de ciel bleus. Une silhouette vêtue d'une cape d'un vert très foncé se dirigea vers le château. De longs cheveux blonds tombaient en cascade sur ses épaules et son dos. Ses yeux bleus foncé faisait pensé à l'eau du lac gelée et ses longues mains ressemblaient à celle d'un pianiste. Mais elles ne ressemblaient, mais elle était d'une pianiste. Mey sentit une boule de neige lui frôlait la main droite, qui se balançait au rythmes de ses pas. Elle ne s'arrêta pas, ne regarda même pas qui avait osé lui en envoyé une. Elle traça tout droit en direction de château. Mey venait de faire une petite promenade autour du Parc pour s'aérer. Toute la matinée elle avait joué du piano après avoir eut une bouffée d'inspiration grâce à un rêve. Un peu fatigué, elle avait décidé de sortir.
Lorsque Mey arriva dans le hall, elle monta directement les marches menant aux étages supérieurs. Elle franchit quelques passages secrets et ainsi elle arriva plus rapidement devant le mur nue ou se cachait la salle sur demande ou la salle va et vient. Mey l'avait découverte en quatrième année. Elle était dans la bibliothèque lorsqu'elle avait entendu une élève de septième année parlant de cette pièce qui se transformait au lieu que nous voulions. Malheureusement, la verte et argent n'avait entendu que la moitié de la phrase et ne savait pas exactement ou se trouvé la salle. Ainsi, elle savait juste, qu'elle se trouvait dans les étages et qu'il fallait passer trois fois devant un mur en pensant à ce qu'on voulait qu'elle devienne pour la voir apparaître. Mey avait cherché pendant trois semaines la soit disante salle sur demande jusqu'au jour ou elle l'a trouva enfin. Bien sûr, Mey voulait une salle de musique avec un piano pour jouer. Une porte était alors apparue et en la franchissant la verte et argent avait trouvée tout ce dont elle désirait. Livres de musiques (Bach, Betthoven, Mozard et certains sorciers musiciens qu'elle ne connaissait pas) , partitions, instruments, pupitres, métronomes, disques et un phonographe. Un magnifique piano se trouvait au milieu, avec un parchemin et un crayon à papier pour les compositions. Mey s'était sentie la plus heureuse du monde se jour là. Mais en sortant, elle reprit ses esprits et ce dit que le fait de n'avoir plus de famille, ne faisait pas d'elle quelqu'un d'heureux.
Mey passa trois fois devant le mur nu du septième étage en pensant très fort. * J'aimerais retourné dans la salle de musique avec le piano, mais pas la salle de Pink Sky. * Après avoir marché en rond, trois fois, Mey rouvrit les yeux et remarqua la porte. Elle l'ouvrit et pénétra à l'intérieur. La salle avait été aménagé par elle-même au fur et à mesure des heures qu'elle y passait. Mey avait accroché la photo de sa mère sur le grand miroir de la salle. C'était la seule. Le reste était des journaux découpés, des pianos, des musiciens célèbres... Un classeur turquoise était aussi une nouveauté. C'est là que Mey y range toute ses compositions et partitions. Elle l'avait arrangé à sa manière, en m'étant certains instrument d'un côté et bizarrement les violons avaient été placés sous un drap. Pourquoi ? Les souvenirs. Mey jeta un regard sur le drap qui recouvrait l'instrument le plus difficile au monde, puis s'assit sur le tabouret du piano. Ses doigts effleurèrent les touches blanches de l'instrument puis elle ferma les yeux et commença un morceau qu'elle jouait souvent pour se détendre. Son rêve lui revient en mémoire... La neige et le léopard d'amour surgissant de nul part qui bondissait sur nue petite proie. Le léopard d'amour. Il n'en restait plus que quarante dans le monde. Une espèce en voie de disparition. Une espèce qui allait mourir comme la neige qui fond au soleil. Mey changea soudain de mélodie, pour laisser la musique de son rêve l'envahir et la jouer. Les yeux clos, son esprit dans les notes, les rythmes, les accords et ce rêve, Mey n'entendit même pas la porte de la salle sur demande s'ouvrire. Ce fut que lorsqu'elle sentit un regard tombé sur elle. Qu'elle ouvrit les yeux. Un jeune homme se trouvait devant elle, la main encore sur la poignée. Mey continua, elle ne pouvait plus s'arrêter. Elle ne dit rien à l'inconnu qu'elle voyait mal et préféra terminé son morceau.

_________________
No Music
No Life...

-

Tu ne crois pas au diable, mais le diable crois en toi...
Revenir en haut Aller en bas
Cyril Silver
Serd6
Serd6


Sexe:MasculinCapricorneCheval
Age : 17
Inscrit le : 11 Jan 2008
Messages : 83
Age du perso : 16

Données personnelles
Devise: Je ne suis que l'ombre de vos vies.
Amis:
Ennemis:

MessageSujet: Re: [Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]   Ven 4 Juil - 1:37

Le monde était d'argent cet hiver. Il accrochait la lumière et la sublimait pour la rendre plus vive, plus belle, la colorant simplement d'un filtre bleuté presque invisible. La neige, froide, restait malléable tandis que la glace grisait les eaux du lac. Les brindilles des arbres effeuillés s'étaient recouverts d'une couche de givre scintillant. Certaines étaient brisées, dérangées par le poids d'un oiseau aux plumes ébourriffées de froid.

Le monde était beau à l'aube grise quand le soleil n'avait pas encore franchit l'horizon et que la nuit s'en allait à l'Est. Sarah avait eu raison de le réveiller ce matin et de lui dire de sortir. Il faisait froid mais ce n'était pas important. Pendant un moment, la réalité avait reproduit le monde cotonneux qui emprisonnait son esprit. Il n'était que silence et beauté. Nulle émotion dans ce paysage froid. Pas de violence, pas de bruits, pas d'égoisme. La Mort Blanche. On se couche, on ferme les yeux et l'on disparait. Aussi inexorable que le feu, mortel que l'ouragan le plus furieux, aussi impressionnant qu'un Tsunami mais calme. Cyril savait qu'il pouvait se perdre dans ce néant immobile. Mais il n'en avait cure. Est-on vraiment perdu lorsqu'on ne va nulle part...

Et puis ils étaient arrivés. Ils avaient blessés la neige pour jouer à la guerre, troué la glace pour le plaisir, effrayé les oiseaux qui étaient partis se cacher dans les pins aux épines éternelles. Le soleil s'était levé mais les nuages l'avait contenu. Il n'y a rien pour contenir les hommes. Leur potentiel va au dessus de tout ce que peu imaginer Dame Nature. Nous avons rendu le monde echec et mat. Ce n'est qu'une question de temps avant que le roi ne tombe.
Chassé de son rêve éveillé par la violence de la bataille de boule de neige, Cyril était rentré dans la salle commune bien avant le départ de la cape verte.

La matiné s'était étirée dans des heures argentées. Les yeux trop facilement blessés par la lumière blanche, le jeune homme n'était pas ressortit. Il avait trouvé une salle vide et obscure dans laquelle il avait fait un devoir d'astronomie et recopié une leçon d'histoire puis avait dessiné ladite salle sur son parchemin d'histoire. Il avait enfin regardé les ombres jusqu'à l'heure du déjeuner. Il aimait les voir s'étirer, ramper sur le sol pour dévorer le plus d'espace possible. L'ombre est un monstre qui s'abreuve de lumière et ...

L'heure de manger. Cyril n'avait pas faim. Il n'avait jamais faim. Mais il avait promis a Tsuyosa d'aller tous les jours aux bonnes heures mettre quelque chose de solide dans son estomac et il obeissait. Il mangea lentement trois carottes et un verre d'eau et sortit de table dans les derniers. Il s'étira en silence et laissa ses pieds le conduire. C'est ainsi qu'il arriva au troisieme étage, devant un mur nu. Il passa une premiere fois, pensant au silence, à sarah et a ce morceau qu'elle aimait tellement. Arrivé au bout du couloir, ses pieds firent demi-tour, pensant cette fois très sérieusement a l'instrument qui lui manquait. Jouer n'était pas une passion comme les roses ou le dessin mais il y avait quelque chose qui faisait défaut. C'est pour cela que les trois autres fois ou il passa devant ce mur, il pensait à une salle de concert.

Une porte apparu. Cyril s'arrêta, l'ouvrit et entra. Une mélodie s'en échappait, une mélodie au piano, jouée par une fille blonde. Interloqué, il s'arrêta là ou il était. La main sur la poignée, le torse à moitié retourné, les deux pieds encore posés en plein mouvements. Il ne pensa pas a fermer la porte. Il ne pensa pas à s'annoncer. Il ne pensa pas. Il ne pensait plus. Ses yeux étaient rivés sur les mains qui jouaient et son esprit était emplit de mots musicaux.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Mey Amapola
Serpy6
Serpy6


Sexe:FémininPoissonsCochon
Age : 13
Inscrit le : 12 Juin 2008
Messages : 24
Origine : Sang-Mélé - Anglo-Espagnol
Amour : La Musique
Age du perso : Seize ans

Données personnelles
Devise: Tu ne crois pas au diable, mais le diable croit en toi...
Amis: -
Ennemis: -

MessageSujet: Re: [Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]   Mar 8 Juil - 12:37

Mey continua, bien qu'elle aurait préféré, mais ses doigts dansaient tout seul sur les touches blanches et noires. La jeune femme baissa les yeux car elle venait de remarquer que le nouveau venu fixait ses doigts. Pas un bruit ne troublait la musique qui s'échappait du piano à queue et se répandait dans toute la salle. Enivrant et submergeant les deux seuls êtres qui l'écoutaient en ce moment. La fin de la nouvelle composition de Mey était sur le point de ce terminer et pour prendre encore plus de plaisir, elle ferma les yeux. Ce laissant vagabonder, entre les notes, les rythmes, les clés... Elle avait l'impression d'être une jeune fille de huit ans, courant sur une partition géante. Elle tournait, tournait jusqu'à en perdre la tête. La musique ralentit puis elle posa son index sur la dernière note.
La réalité revient en elle, lorsqu'elle rouvrit les yeux. Elle voyait ses mains, posés sur ses jambes, son pied relâchant l'une des trois pédales. Elle leva la tête et vit le jeune homme de tout à l'heure. Il se tenait devant elle, prêt de la porte. Mey sentit ses entrailles se serraient. Il était peut-être la première personne qui connaissait cet endroit. Son endroit. La jeune femme ne sut que faire. Pendant cinq bonnes minutes, elle resta là, droite comme I à ne rien dire, à ne pas bouger, à le fixer. Mey se leva de son tabouret et se plaça à côté. S'avait-il joué du piano ? Elle voulait lui demander quel instrument il jouait, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Décident de s'y prendre autrement, elle lui montra le piano de la main. Allait-il comprendre son geste ? Mey s'écarta un peu plus du tabouret. Peut-être jouait-il de la guitare, pas de piano. Après tout, il était venue ici, en voulant voir apparaître une salle de musique. Donc il en jouait sûrement un.
Mey n'avait pas envie de parler. Elle vouait l'invité à jouer d'un instrument sans parler. La verte et argent n'était pas bavarde, encore moins dans un endroit comme celui-ci. Un endroit ou l'on ressentait les ondes de la musique, même s'il n'était pas entrain de jouer. Un endroit d'apaisement comme d'orage. Un lieu unique...
Mey montra les instruments puis pointa lui. On aurait dit qu'on lui avait coupé la langue. Mais elle s'en fichait. Elle avait peut-être l'air ridicule mais le silence c'est de la musique. Le silence est une note. Et il faut le respecter. Mey fixa le jeune homme. Il était en sixième année, comme elle. Elle venait de le reconnaître. Il s'appelait Cyril Silver et était à Serdaigle. Mey avait une bonne mémoire. La preuve elle apprenait par coeur ses morceaux. Les noms des élèves de sixièmes années, elle les connaissait tous. Sa maison aussi. Les autres, c'était assez vagues. Bref, elle n'avait pas une mémoire de poisson comme dirait l'autre !
Mey prit un second tabouret piano et s'assit dessus. Elle voulait l'écouter jouer. La musique se partageait. Pendant trop longtemps, chez les Maléfices elle se cachait avec Lucy et Linda. Le fait de ne pas se montrer à gêner. Elle voulait partager, écouter et jouer. A l'orphelinat, elle faisait des petits concerts pour les grandes occasions : Noël, Nouvel An, Pâques et la fête de fin d'année à l'école, avant, quand elle n'était pas encore à Poudlard. Mey observait toujours Cyril, le lustre accroché au dessus du piano à queue éclairé qu'une partie de son visage. Mey attendit. Elle était patiente.


[Pas terrible, comme réponse, excuse-moi.]
_________________
No Music
No Life...

-

Tu ne crois pas au diable, mais le diable crois en toi...
Revenir en haut Aller en bas
Cyril Silver
Serd6
Serd6


Sexe:MasculinCapricorneCheval
Age : 17
Inscrit le : 11 Jan 2008
Messages : 83
Age du perso : 16

Données personnelles
Devise: Je ne suis que l'ombre de vos vies.
Amis:
Ennemis:

MessageSujet: Re: [Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]   Jeu 10 Juil - 22:05

On dit souvent que la musique est le langage universel. Et pour une fois, on a pas tord. Tous les peuples connaissent la musique. Partout il y a des chants, des rythmes, des instruments. Comme la parole, la musique est un langage. La seule différence étant que la musique véhicule des émotions alors que la parole est le vaisseau du mensonge. Sans doute est-ce d'ailleurs pour cela que la musique se lit à peu près partout de la même façon dans le monde alors que nous ne sommes pas capable de nous concentrer sur un seul alphabet. Et on ne parle même pas ici d'une seule langue.

Cyril aimait la musique. Elle lui rappelait Sarah qui chantait comme un oisillon et s'émerveillait de voir son frère lui jouer la "Marche Turque", la "Lettre à Elise" et autres petits morceaux que l'on apprend aux enfants pour épater la galerie lorsqu'ils n'étaient pas très doué. Le jeune homme se rappelait très bien de la sensation des touches sous ses doigts, comme si caresser l'instrument lui tirait des gémissements de plaisir. Evidemment a l'époque il ne faisait pas la comparaison mais c'était tout de même assez frappant.

Aussi fit-il attention a ne pas faire le moindre bruit. Lorsque la dernière note résonna dans l'atmosphère, il la laissa s'éteindre tout doucement, avalée par le silence. Mey semblait avoir du mal à revenir dans le monde Réel, Cyril, lui n'y était jamais complètement. Le silence s'installa, avec sa musique a lui composée de craquement et de grincements. Il avait son rytme particulier et ses propres émotions. Le serdaigle rendait son regard à la serpentarde sans y mettre rien de lui. Il n'était qu'une coquille vide depuis le départ de sa soeur. Plus aucune émotion ne faisait battre son coeur. Son jeu était devenu mécanique, travaillé mais sans âme. Son regard était identique. Mey aurait beau le scruter pendant des jours elle n'y trouverait rien.

Puis Mey lui indiqua les instruments de musique. Pas mal de cordes, quelques vents mais il ne savait pas en jouer. La seule chose qu'il savait dominer était le piano et il n'était pas certain d'en avoir envie. C'est une chose d'offrir un dessin lorsqu'on est doué pour cet art. C'en est une autre que de jouer un morceau alors que l'on sait pertinemment n'avoir aucun talent ni rien à offrir. Il aurait pu jouer pour Tsuyosa, a la grande rigueur et avec la permission de Sarah, mais jouer pour Mey était tout simplement au dessus de ses forces.

Poliment, pour ne pas blesser la jeune fille, il secoua la tête puis s'avança vers les partitions. Il les examina un moment chacune, se remémorant ses cours de solfège et trouva enfin celle qu'il désirait entendre le plus. Il s'agissait d'un morceau très difficile d'un compositeur français.
"Les Jardins sous la pluie" de Debussy étaient son morceau de classique préféré. D'un geste tranquille, il posa la partition devant Mey, comme pour lui demander elle, de la jouer.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Mey Amapola
Serpy6
Serpy6


Sexe:FémininPoissonsCochon
Age : 13
Inscrit le : 12 Juin 2008
Messages : 24
Origine : Sang-Mélé - Anglo-Espagnol
Amour : La Musique
Age du perso : Seize ans

Données personnelles
Devise: Tu ne crois pas au diable, mais le diable croit en toi...
Amis: -
Ennemis: -

MessageSujet: Re: [Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]   Sam 16 Aoû - 17:23

La Musique ! Oui, la musique ! Non, rembobiner ! On est pas à la star Académy le genre d'émission que regardent les enfants de l'orphelinat de Mey ! Celle-ci détestait ça. La musique partait complètement dans un autre univers qu'au commencement. Maintenant il y avait des lumières de partout, des chorégraphies et des reprises de chansons. Mais rien qu'un chant d'oiseau est une musique, une mélodie, pourquoi se compliquer la vie ? Les moldus sortaient des albums ou certaines chansons étaient copiés d'un autre. C'était du vol. Ils avaient trouvé un moyen de voler les chansons, voler les heures de travail d'autres chanteurs. L'une des raison pour laquelle Mey détestait les moldus. Il pouvait juste pas être simple. Ils n'avaient pas besoins de tous ses écrans plasma, ses projecteurs et autres c*nneries inutiles encore. Surtout que maintenant la musique n'allait même pas avec les paroles ! Heureusement qu'il n'y avait pas encore se genre d'émission chez les sorciers.

Mey adorait la musique en elle-même. Le classique. La basse de toutes les autres, car maintenant, il y a le rock, le jazz, le rap et autres genres pas très différents les eux des autres. Mais personne ne pouvait se tromper la dessus, grâce à Mozard, Beethoven, Vivaldi et pleins d'autres encore ils avaient fondés la musique jouait par l'homme avec un instrument. Pourquoi rajouter "jouait par l'homme avec un instrument" ? Parce que le fait de parler est un son, une note. Et aussi le silence. Que l'on utilise beaucoup pour jouer. Oui, le silence est une note. Et Cyril le respectait comme Mey. Connaissant un peu Cyril, car il était dans la même classe qu'elle, Mey savait qu'il était très silencieux, calme. Il ne faisait rarement partie de ce monde. Enfin c'était l'impression qu'avait Mey en tout cas. Le fait de le voir ici l'avait surpris. Ainsi donc il jouait d'un instrument ? Sinon pourquoi aurait-il demandé à la salle de se transformer en pièce pour travailler la musique ? La verte et argent fixa le jeune homme dans les yeux et ne put rien y lire. Se ne fut pas la première fois. Ses yeux restaient toujours vide d'expression. Comme s'il était là et pas là en même temps. Mey observa son visage. Il restait très silencieux mais apparemment, ne voulait pas jouer. Pourquoi ? Avait-il honte ? Mais il n'y avait aucune honte avec la musique. Ne savait-il tout simplement joué aucun instrument ? Mey n'y croyait pas mais le fait que le bleu et argent refuse l'avait troublé. Elle le regarda s'approchait sans l'arrêter ou faire aucun mouvement. Avait-il changé d'avis ? Non. Cyril tourna les pages d'un cahier de compositeurs français et s'arrêta à l'une des partitions où y était inscrit "Les Jardins sous la pluie" de Debussy. Un petit sourire se dessina clairement sur les lèvres de l'apprentie sorcière. Elle connaissait pas trop les compositeurs français mais avait déjà travailler ce morceau un jour à l'orphelinat. Elle s'en souvenait très bien. Mey allait entrer en cinquième année et avait emporté avec elle ce livre des compositeurs français. Elle avait particulièrement appréciez "Les Jardins sous la pluie" et se fut avec plaisir qu'elle se rassit lorsque Cyril lui proposa de joué, d'un signe de la main. Mey avait l'habitude de jouer un morceau à chaque fin d'année dans son orphelinat, à l'école mais aussi pour Noël. Par contre il y avait plusieurs personnes. Là il n'y avait que Cyril et sa faisait pas mal de temps qu'elle ne l'avait pas jouer. Elle n'avait pas le stress, ni peur, juste un peu d'appréhension de ce que Cyril allait penser de sa manière de jouer. Le début était le plus dur pour elle, le temps de rentrer dans la chanson. Le milieu était tranquille et la fin se terminait presque tout le temps les yeux fermés. Si elle était bien partie, évidemment. Elle positionna correctement le siège, m'y ses cheveux derrière son dos, positionna les pieds près au dessus des pédales ainsi que les mains puis après quelques instants qui n'étaient que des secondes, elle s'élança. Les notes étaient graves au départ et le rythme était rapide. Se fut plus facile pour elle, lorsque les notes devinrent plus aigus et partirent de tous les côtés. Maintenant, elle sentait chacune des gouttes s'écrasait contre l'herbe, sur une fleur, sur une feuille. Ses doigts filèrent sur le clavier, pendant que ses yeux caressaient du regard les notes qui étaient écrites. La fin de la chanson arriva un peu trop rapidement au goût de Mey qui ne ferma pas les yeux. Elle regarda Cyril à la dernière note... La dernière goutte de cette pluie.

_________________
No Music
No Life...

-

Tu ne crois pas au diable, mais le diable crois en toi...
Revenir en haut Aller en bas
Cyril Silver
Serd6
Serd6


Sexe:MasculinCapricorneCheval
Age : 17
Inscrit le : 11 Jan 2008
Messages : 83
Age du perso : 16

Données personnelles
Devise: Je ne suis que l'ombre de vos vies.
Amis:
Ennemis:

MessageSujet: Re: [Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]   Dim 24 Aoû - 21:13

La musique et la peinture n'étaient pas si opposées qu'on pouvait le croire. Une note, comme une touche de pinceau, ne voulait rien dire en elle-même. Elle restait là, posée sur sa toile ou vibrante dans l'air, immobile, sans rien désigner d'autre qu'elle-même. Mais ajoutez y une autre, puis une autre, un mouvement différent, une tonalité moins vive, et vous avez un paysage qui apparaît devant vos yeux. Quelques accords supplémentaires et c'est tout une vie qui se crée l'espace d'un instant. Les styles variaient en fonction du modèle, de la main qui jouait, des instruments utilisés ou des influences du créateur mais c'était toujours le même processus de création. Une réalité qui crée un écho dans le cœur d'un artiste, puis la main de l'homme qui recrée cette réalité à travers les yeux de son âme. Il est impossible de copier à la lettre un dessin ou une musique car si l'on représente la réalité vue par le créateur, on y laisse quand même l'empreinte de son âme.

L'âme de Mey était étrange. Il y avait du naturel dans sa façon de jouer mais aussi beaucoup de désinvolture. Elle jouait pour elle mais ne pouvait s'empêcher d'essayer en passant de se mettre en valeur. Si le morceau avait été parfaitement respecté, Cyril se sentait tout de même un peu déçu. Il avait entendu le jardin sous la pluie mais n'avait pas réussi a sentir l'odeur âcre de la terre mouillée, celle plus métallique de l'eau sur les feuilles. Les cris des pétales de rose alourdis par le poids de ce qui tombait du ciel, les courses des insectes pour échapper à la mort tombant du ciel.

Enfin, la pluie se clairsema, les gouttes se firent plus fines, moins lourdes et surtout plus espacées. Il y eut comme un coup de vent qui chassa les nuages et la dernière goutte qui résonna un moment dans l'atmosphère, sondant le silence comme le regard de Mey essayait de le sonder. Une fois encore, Cyril ne montra rien ni de son absence de pensées, ni de ce qu'il avait ressentit en écoutant la musique. Au lieu de cela, il étendit le bras et ferma le cahier avant de le ranger exactement là ou il était. L'ordre était une des choses les plus importante a ses yeux, même s'il ne le comprenait pas toujours. Il était conscient de l'effort qu'avait fournit la jeune femme et pensa à l'en récompenser. Pas en jouant d'un instrument mais peut-être avec une surprise. Il fouilla la pile sur le piano et trouva ce qu'il cherchait. Une partition vide et un crayon gras. Rapidement, il écrivit une petite mélodie simple, juste la main droite, laissant son crayon faire ce qu'il voulait. Puis, une fois la musique écrite, il fit un petit croquis de Mey, assise les yeux fermés à son piano, en train de jouer le morceau de Debussy.

Il lui tendit alors le tout, toujours sans faire le moindre bruit ou montrer le plus petit signe de timidité. Cyril restait impassible quoi qu'il arrive, il n'y avait bien que Tsuyosa pour lui arracher parfois des mouvements de surprise. Il ne savait pas si Mey allait jouer sa musique. Il espérait que si. C'était une mélodie en mineur, calme, lente, comme un fleuve gelé recouvert de neige sur lequel on pouvait voir les pas d'un écureuil curieux ou d'un renard plus courageux que les autres. Quelque chose rappelant cette étrange atmosphere aquatique que l'on appelle a tord le monde du silence.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

[Dec.] Une jeune femme, un piano, une musique... [Pv Cyril]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Dans l'école :: Salle sur demande-